du 30 mai au 5 juin


EN GUERRE
Stéphane BRIZE

Sélection officielle Festival de Cannes 2018
Français, 2018, 1 h 53, avec  Vincent Lindon, Mélanie Rover, Jacques Borderie

Malgré de lourds sacrifices financiers de la part des salariés et un bénéfice record de leur entreprise, la direction de l’usine Perrin Industrie décide néanmoins la fermeture totale du site. Accord bafoué, promesses non respectées, les 1100 salariés, emmenés par leur porte‑parole Laurent Amédéo, refusent cette décision brutale et vont tout tenter pour sauver leur emploi.

Entretien avec Stéphane Brizé

Pourquoi ce film ?
Pour comprendre ce qu’il y a derrière les images des médias qui se font régulièrement les témoins de la violence qui peut surgir à l’occasion de plans sociaux. Et à la place du mot « derrière », il vaudrait mieux dire « avant ». Qu’y a-t-il avant le surgissement soudain de cette violence ? Quel est le chemin qui mène à cela ? Une colère nourrie par un sentiment d’humiliation et de désespoir qui se construit durant des semaines de lutte et où se révèle – on le découvrira – une disproportion colossale des forces en présence.
Avec Olivier Gorce, co-scénariste du film, nous avions deux postulats de départ. Penser le film comme une épopée romanesque tout en le nourrissant sans travestissement du réel. Le film s’est alors structuré autour de la description d’un mécanisme économique qui fait de l’humain, en même temps que l’observation de la montée de la colère de salariés pris dans la tourmente d’un plan social. Une colère incarnée notamment par un représentant syndical qui n’a aucune rhétorique politicienne, mais simplement la nécessité d’être la voix de son indignation et de sa souffrance, en même temps que de celles de ses collègues. Sa contestation : refuser d’être privé d’un travail qui permet à une entreprise de gagner encore plus d’argent qu’elle n’en gagne déjà, alors que cette même entreprise s’était engagée à protéger l’emploi des salariés en contrepartie de leur engagement à faire des sacrifices financiers.

La situation décrite dans le film est-elle exceptionnelle ?
Non, absolument pas. Si tel avait été le cas, cela aurait été une façon de faire dire au réel ce qu’il ne dit pas. Et la situation n’est tellement pas exceptionnelle qu’on en entend parler tous les jours dans les médias. Mais sans peut-être avoir vraiment conscience des enjeux et des mécanismes à l’œuvre. Le cas de Perrin Industrie décrit dans le film, c’est Goodyear, Continental, Allia, Ecopla, Whirlpool, Seb, Seita, etc. Dans tous ces cas, les analyses des experts ont démontré l’absence de difficultés économiques ou l’absence de menace sur la compétitivité.

 

 


CORNELIUS, LE MEUNIER HURLANT
Yann Le Quellec

France, 2017, 1 h 42, avec Bonaventure Gacon, Anaïs Demoustier, Gustave Kervern, Denis Lavant

Un beau jour, un village du bout du monde voit s’installer un mystérieux visiteur, Cornelius Bloom, qui aussitôt se lance dans la construction d’un moulin. D’abord bien accueilli, le nouveau meunier a malheureusement un défaut : toutes les nuits, il hurle à la lune, empêchant les villageois de dormir. Ces derniers n’ont alors plus qu’une idée en tête : le chasser. Mais Cornelius, soutenu par la belle Carmen, est prêt à tout pour défendre sa liberté et leur amour naissant.

 

 


COBY
Christian Sonderegger

Français, 2017, 1 h 17

Dans un village au cœur du Middle-West américain, Suzanna, vingt-trois ans, change de sexe. Elle devient un garçon : Coby. Cette transformation bouleverse la vie de tous ceux qui l’aiment. Une métamorphose s’opère alors sous le regard lumineux et inattendu du réalisateur.

Mercredi 30 mai à 20 h 45
Rencontre exceptionnelle avec Christian Sonderegger, réalisateur du film.
Soirée en partenariat avec l’ACID
(Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion).

 


IRRINTZINA, LE CRI DE LA GENERATION CLIMAT
Sandra Blondel et Pascal Hennequin

France, 2017, 1 h 40

Face au sentiment d’impuissance que provoque l’extrême gravité du dérèglement climatique, quelques militants de l’organisation basque Bizi ! font un pari fou : construire en quelques années une mobilisation sans précédent en vue de la COP21 et lancer un grand mouvement non-violent pour le climat : Alternatiba.

Vendredi 1er juin 20 h 30
Soirée débat avec le collectif Indre en transition et Château’roule


L’ÎLE AUX CHIENS
Wes Anderson

Ours d’argent Meilleur réalisateur Berlinale 2018

Isle of Dogs, Allemagne/États-Unis, 2018, 1 h 41, animation,

en version française : avec les voix de Vincent Lindon, Isabelle Huppert, Romain Duris, Louis Garrel, Greta Gerwig, Daniel Auteuil, Léa Seydoux, Mathieu Amalric.

en version originale sous-titrée : avec les voix de Bryan Cranston, Frances McDormand, Edward Norton, Greta Gerwig, F. Murray Abraham, Scarlett Johansson, Jeff Goldblum,

à partir de 9 ans

 

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Île aux Chiens. Le jeune Atari, douze ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

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